Le 16 juillet au Bureau du Parfum : un hommage olfactif signé Aïssa Maïga et Dora Baghriche
- Rokia Tandia

- 20 août 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 sept. 2025

Il y a des lancements de parfums qui ressemblent à des événements mondains. Et puis il y a ceux qui bouleversent, touchent à l’intime, au profond. Le 16 juillet dernier, au Bureau du Parfum à Paris, ce fut précisément cela. Un moment suspendu, à la fois élégant et chargé d’émotion, pour célébrer la naissance d’un parfum pas comme les autres.
Ce parfum, imaginé par l’actrice et réalisatrice Aïssa Maïga et la parfumeuse Dora Baghriche, n’est pas qu’une création olfactive. C’est un retour aux racines, un hommage vibrant aux origines africaines d’Aïssa, à ses souvenirs d’enfance, aux matières qui l’ont façonnée, et à la puissance d’une mémoire qui ne s’oublie pas.
Un parfum comme une reconnection
Dans l’espace feutré du Bureau du Parfum, le silence s’est fait naturellement lorsque Aïssa a pris la parole. Avec une sincérité touchante, elle a raconté ce voyage intérieur, cette volonté de traduire en senteurs une histoire tissé d’odeurs chauffée au soleil. Le parfum Ansongo, tout en contrastes et en profondeur, évoque à la fois la chaleur d’un souvenir et la délicatesse d’un geste. Il mêle des notes solaires, terreuses, boisées, arrondies par une touche lactée presque enveloppante. Un parfum qui parle autant au cœur qu’à l’âme.
L'art de créer l’émotion, une note à la fois
À ses côtés, Dora Baghriche, parfumeuse reconnue pour son sens du récit olfactif, a partagé ce que représente une telle collaboration. « Traduire l’émotion d’une personne en parfum, c’est accepter de cheminer lentement, d’écouter beaucoup », disait-elle.
Car créer un parfum avec une telle charge affective n’est pas simplement une question de technique ou d’accords bien construits. C’est un exercice de justesse. Dora a dû composer avec l’exigence de capturer ce qui ne se voit pas : une sensation précise, une image olfactive parfois floue mais puissante.
Un lancement comme un rite
Ce soir-là, ce n’est pas un produit que les invités ont découvert. C’est une histoire. Celle d’une femme, de ses origines, de ses silences, de sa lumière. Le parfum devient presque un prolongement de sa voix, de sa présence.
Le rituel de vaporisation, d’habitude banal dans les lancements, a pris une tout autre dimension. Certains fermaient les yeux, d'autres restaient immobiles. L'émotion, sincère, circulait.
Au-delà du parfum, une invitation à la transmission
Ce projet, c’est aussi une manière de transmettre, de parler d’identité sans clichés, de beauté plurielle, de mémoire incarnée. Une réponse artistique à un besoin de représentation juste, authentique.
Ce 16 juillet, on n’a pas simplement assisté à la naissance d’un parfum. On a vécu un moment d’art et d’âme.



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